Pour tous ceux qui cherchent protocoles et preuves tangibles  démontrant que les éléctrosensibles sont bien sensibles aux variations d'ondes, je vais vous raconter ce qui s'est passé il y a une semaine sans que je ne le prémédite une seule seconde. Evidemment, on ne peut me croire que sur parole car aucune mesure n'a été effectuée et qu'il s'agit d'un événement ponctuel sans réflexion sur une quelconque démarche à suivre. Toutefois, à la lecture des faits, on est en droit de se poser la question sur le fait que si peu d'officiels ne veulent reconnaître la corrélation entre l'émission d'ondes et notre sensibilité pathologique.

       Je pense que, comme la majorité des personnes, le premier élément qui vous interpelle dans cette problématique des ondes est le fait qu'elles sont invisibles, donc que, si l'on n'a pas d'appareils de mesure paramétrés correctement, on n'est pas vraiment crédible. Outre le fait que j'ai réussi à me procurer, grâce au laboratoire de recherche technologiques sur les CEM d'Angers, un appareil de mesure qui m'a permis en mai dernier de faire des mesures en continu dans mon appartement et de les comparer avec mon ressenti (très intéressant d'ailleurs ... j'attends de réussir à mettre en ligne certaines vidéos que j'ai prises pour en discuter), j'ai réussi à faire un parallèle de façon tout à fait inattendue entre une variation d'onde détectée par un appareil de mesure plus que simple et mon ressenti de "resserrement étau" au niveau du crâne. Je m'explique.

        J'ai acheté, il y a quelques semaines, une montre cardiofréquencemètre afin de mesurer mon rythme cardiaque lors de footings. Le principe de cet appareil est très simple : on attache au niveau de la poitrine une sangle munie d'un émetteur, qui envoie des ondes radio contenant le message de notre rythme cardiaque à la montre que l'on a au poignet. Pour une personne électrosensible comme moi, l'émission d'ondes, bien que près du coeur ne me pose pas de problème. Sur la notice est précisé que les mesures peuvent être faussées dès lors que l'on passe à proximité d'antennes relais téléphoniques ou de bases de radioTV. Soit, j'en prends note ; il s'agit d'un problème similaire à celui des pace-makers, mais certainement à d'autres fréquences. Lorsque je mets en marche le cardiofréquencemètre, la montre émet un bip toutes les 5 s afin de recevoir l'émission d'ondes de la sangle placée à la poitrine. Par conséquent, si vous avez bien compris le principe, cette montre ne "bip" régulièrement que lorsqu'un message par ondes lui est envoyé. Voilà qui est très simple.

        Me voici donc un jour de marché, dans une zone où un immeuble assez bas héberge une belle grosse antenne et où la cité administrative juste à côté (ils sont contents ceux qui travaillent là !!!!) voit s'ériger en plein centre de sa cours une antenne relais qui émet juste au niveau des fenêtres. Non, je n'exagère pas. (J'essaierai d'avoir la photo). Ce jour-là, donc, je suis plus sensible que les autres et ne me sens pas super bien. Je fais mon marché comme à mon habitude et soudain, un violent mal de tête avec resserrement aux tempes me vrille le cerveau. Connaissant bien cette sensation plus que désagréable maintenant, je me dis que je dois être vraiment très fatiguée et qu'il faut que je me dépêche d'en finir pour sortir de cette pénible zone. Je ne fais pas tout de suite attention au bip de ma montre. Mais comme ce dernier émet toutes les 5 s, je suis attirée par ce son répétitif dans mon dos (j'accroche toujours  la montre sur mon sac à dos) . Au début, j'ai cru que j'avais mis une heure d'alarme pour que la montre sonne. Puis comme le bip n'était pas continu, j'ai regardé de plus près celle-ci et me suis aperçue que le symbole du cardio fréquence était en marche. Ce qui signifiait que la montre recevait un signal qui activait le mode "cardiofréquence". Cela a duré 10 mn environ, à peu près le même temps que la forte pression aux tempes. Par contre, ensuite, si le signal s'est arrêté, mon mal de tête a perduré.

         Que peut-on donc déduire de tout cela ?
1/ Que les ondes sont émises à des fréquences extrêmement variables, avec des pics et des creux. Je pense que c'est un fait admis par tous. Pour ceux qui en douteraient encore, j'espère pouvoir mettre sur le blog la vidéo que j'ai pu réaliser montrant le passage flagrant d'une fréquence de 2,8V/m à une fréquence "non détectable" en moins d'une seconde sans que je n'ai touché quoi que ce soit au niveau de l'appareil.

2/ Qu'il y a une concommittance entre mon ressenti physique et physiologique et la variation brutales du niveau d'émission d'ondes. Même si ce n'est pas une expérience en tant que telle, cet événement démontre la corrélation entre les deux phénomènes. Et franchement, je suis persuadée qu'il peut être facilement reproduit en labo en aveugle !

3/ Qu'une des problématiques des protocoles actuels sur les électrosensibles est peut-être le fait que tous sont réalisés (à ma connaissance) avec des émissions en continu sur une fréquence prédéterminée, alors qu'on pourrait montrer les effets physiologiques avec des variations brutales et importantes d'ondes.

        C'est, je pense, avec ce genre de constat tout simple et qui semble anecdotique que l'on pourrait être entendu si les officiels et les scientifiques se décidaient à faire une enquête épidémiologique de terrain. Mais voilà, les résultats font peur, car de plus en plus de personnes se plaignent de maux de plus en plus précis et en relation avec un niveau de variation de fréquence d'ondes dans leur environnement.

        Je ne prétends pas monter un protocole de toute pièce, ni démontrer scientifiquement l'électrosensibilité par cette anecdote.  Je ne fais que relater des faits et j'avoue qu'ils sont assez surprenants pour poser question et émettre des hypothèses. Parce qu'en effet, personne ne sera jamais dans mon corps pour ressentir ce que moi je ressens lorsque j'ai une douleur, et personne ne pourra jamais la démontrer scientifiquement. On ne peut que croire ce que je dis sur mon ressenti et ce dernier par essence m'est propre. D'où cette difficulté si intense d'être crédible aux yeux des scientifiques et des médecins.