Alors que je m'intéressais à un article de physiologie du sport, je fus frappée par les conclusions d'une étude d'un physiologiste américain. Ellei semblait amener une pierre à notre édifice sur la démonstration de la nocivité de ondes. Bien évidemment, je n'ai pas encore pu avoir accès à cette étude et en tant que simple particulier, je pense que j'aurai quelques difficultés. Néanmoins, certains scientifiques, notamment du CRIIREM pourraient peut-être obtenir une copie.

        De quoi s'agit-il ?

        Initialement, l'article traitait du problème de la chaleur sur les facultés des sportifs, tant du point de vue des performance que du point de vue mental. En effet, le cas d'une jeune fondeuse  française de 19 ans qui ne se souvenait pas avoir fini une course en championnat du monde posait une nouvelle fois question sur le problème des limites de la capacité du corps et du cerveau  à s'adapter à des fortes chaleurs humides pour des efforts très importants.
        Dans le domaine sportif, de nombreuses études sont réalisées, notamment pour permettre au concurrent d'augmenter leur performance. La physiologie est la première à s'y intéresser de près. Ainsi, en 1998, Andrew Mickley (1) réalisa une étude ayant pour thème l'hyperthermie.
         Voici ce que j'ai lu dans le "Sport et Vie" n°103, juillet/août 2007 qui m'a laissé perplexe.
""...les endorphines aident à préserver nos capacités d'apprentissage dans un contexte d'hyperthermie. On pourrait sans doute trouver des illustrations de ce phénomènes dans le sport. Mais jusqu'à aujourd'hui, les études sur ce thème se sont cantonnées dans un champ très particulier : celui des effets physiologiques des fours micro-ondes. Le physiologiste américain Andrew Micckey a réalisé la synthèse des divers travaux qui indiquent que l'élévation de température liée à l'exposition de ces appareils pouvait altérer la mémoire et les capacités d'apprentissage (1). Il a ainsi noté qu'on pouvait développer un phénomène d'habitude à la chaleur par le biais d'une production accrue d'endorphines ..."
(
1) Mickley Ga, Cobb Bl et al (1998): Physiol.Behav.,663  (5):855-65

        Lorsque j'ai lu cela, je me suis demandée pourquoi la communication n'avait pas été plus grande par rapport aux micro-ondes. Ok, l'étude est réalisée pour le domaine sportif et la variable est le facteur "température", artificiellement reproduit par l'agitation des molécules dans les tissus. Toutefois, le point soulevé ici est important en ce qui nous concerne. En effet, les micro-ondes ont exactement la même longueur d'onde que la technologie Wi Fi (2450 MHz). Ce qui signifie que le Wi Fi génèrerait une augmentation de température du cerveau et provoquerait des problèmes cognitifs.  Actuellement, toute une polémique existe sur la nocivité du Wi Fi ;  les anglais commencent à retirer cette technologie des écoles car ils s'aperçoivent que les écoliers ne sont plus attentifs et ont des difficultés d'apprentissage. (2) L'impact du Wi Fi dans notre société actuelle serait-elle une reproduction de l'expérience de Mickley grandeur nature ?

(2)DailyMailLinternetParWifiPoseUnRisqueSanitairePourLesEnfants23042007

        Honnêtement, je ne sais pas quels ont été les protocoles, ni quels types de cobayes ont été testés. Néanmoins, les conclusions sont sans équivoque. Il serait bon que quelqu'un se penche sur la question et envoie l'étude à qui de droit ! Elle pourrait peut-être être une autre pierre à notre mise en garde constante depuis quelques années sur la nocivité des ondes mal gérées et  mal comprises biologiquement !